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Le blog du syndicat Solidaires Sud Emploi Languedoc Roussillon.
Représentant des personnels de l'établissement créé de la fusion de l'ANPE et des ASSEDIC
Coup de colère de tous les membres du CE face à l’autisme du Directeur Régional, en dépit des alertes nombreuses et répétées des représentants du
personnel sur le déploiement des sites mixtes transitoires de la vague 2.
Malgré le constat catastrophique du déploiement de la vague 1
Malgré deux rapports d’expertise alarmants
Malgré un avis négatif unanime des membres du CHSCT
Malgré un avis négatif unanime des élus du CE
La Direction persiste et signe dans son obstination à continuer coûte que coûte le déploiement des sites mixtes.
Les élus du CE condamne la violence institutionnelle omniprésente dans Pôle Emploi Languedoc-Roussillon.
Les élus du CE refusent la culpabilisation individuelle qui en découle.
Les élus dénoncent un projet lancé sans moyens et sans vision même à court terme.
Les élus refusent que le collectif des agents et salariés de Pôle Emploi Languedoc-Roussillon soit sacrifié sur l’autel d’injonctions purement politiques.
Après avoir dénoncé cet entêtement, après avoir demandé une dernière fois au Directeur Régional de revoir son projet, et devant son refus les élus du CE ont claqué la porte.
Ceci n’est pas un délit d’entrave
mais c’est un devoir d’entraide auprès des agents et salariés.
Après 10 mois d‘exercice de Pôle emploi en Languedoc Roussillon,
« l’addition SVP » :
Un service défaillant
Un accueil unique minimal :Un accueil assuré par
les précairesavec une formation minimaliste.
Le 39- 49 et l’inscription par Internet :Des
difficultés, bugs et soucis techniques :complexité de l’outil, perte d’appels, indisponibilité récurrente, bugs répétés du
serveur.
Une organisation parcellaire et empirique :Un bricolageet rapiéçage permanent fait de bric et de broc.
De nombreux dossiers en souffrance :8000 restesfin septembre,malgré la
mutualisation, le recours massif aux heures supplémentaires et les fermetures de sites,dont 3000 demandes d’allocations avec des risques
de rupture.
Une offre de service automatique inadaptée :Le suivi mensuel et les prescriptions obligatoiresque l’on sait intenable et inadaptées, mais il faut faire tourner les compteurs.
Une mise en oeuvre calamiteuse des sites mixtes
Des instances représentatives du personnel malmenées :marche forcée et passage en force systématique.
Un déploiement précipité et bâclé :avec des choix en dépit du bon sens.
Des déménagements dans l’urgence :notamment en ce qui concerne la DR, les DT-DTD.
Des craintes sur notre avenir professionnel
Des conditions de travail fortement dégradées,outils défaillants ou inexistants entassement, jusqu'à 340 personnes en portefeuille.
La perte de nos métiers :déqualification, dilution des compétences.
Des formations inadaptéeset insuffisantes.
Une CCN prématuréenégociée à
la va vite et en catimini.
Une zone de danger
Des usagers insatisfaitsde ces désagréments et par
ricochet des relations tendues entre les usagers et les personnels.
De graves carences d’organisation et de coordinationliées à la précipitation et l’impréparation, les organisations matérielles et opérationnelles ne sont toujours pas calées, ce qui alourdi la charge.
Un sentiment d’abandon :Les collègues vivent difficilement le stress lié au mécontentement et le manque de soutien.
Des personnels débordés :Qui souffrent au travail, maladies, dépressions…
Une direction sourdeaux
alertes et revendications des représentants du personnel.
4 grèves: 5 et 8 janvier,
19 mars, 18 juin 20 et 21 octobre.
Alors même que la crise a montré les défauts de la financiarisation de l’économie, le gouvernement et la direction de La Poste décident de transformer La
Poste en société anonyme. Ils prétendent que cela n’aura aucune incidence sur son caractère de service public. Pourtant de nombreux exemples prouvent le contraire.
Un schéma déjà éprouvé
Tous les précédents montrent le contraire : France Télécom, EDF, GDF ... Si vraiment le passage au statut de société anonyme ne devait pas modifier le caractère de
propriété publique, pourquoi en changer et, qui plus est, lui donner celui de société anonyme qui ressortit du droit privé ?
Pourquoi, sinon pour l’ouvrir puis la transférer au privé, en dépit des expériences désastreuses dans nombre de pays européens.
LeComité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service
public postal organise une vaste consultation nationale dont le point d'orgue sera le 3 octobre 2009.http://www.appelpourlaposte.fr
De nombreux comités locaux et départementaux ont été constitués pour organiser cette vaste consultation nationale. Avec la votation contre la privatisation de La Poste, toutes les forces
syndicales, politiques, associatives, doivent faire en sorte que le gouvernement recule.
Un débat public et un référendum sur l’avenir de La Poste constituent en effet un impératif démocratique et une urgence sociale.
La participation à cette votation conduite de façon unitaire doit être massive. Solidaires SUD Emploi LR soutient cette initiative et appelle donc tous
les militants, les salariés de Pôle Emploi et plus largement tous les citoyens à voter et à participer à l’organisation de cette consultation.
Pour tout renseignement pratique, modalités et lieux de vote par département, rendez-vous sur le site du
collectifhttp://www.appelpourlaposte.fr
Une affaire préparée de longue date
Phase 1 :La dégradation des services est minutieusement
organisée.
Depuis quelques années, la dégradation lente du service, la suppression de bureaux de poste, la suppression d’emplois ou leur précarisation, indiquent quelles
politiques gouvernement et direction de La Poste souhaitent poursuivre et renforcer. Ce n'est pas acceptable. Or, la qualité de l'aménagement du territoire, l’accès facile pour tous aux services
de La Poste et de la Banque Postale, ne seraient nullement assurés par des intérêts privés.
Phase 2 :Une découpe des activités et la création de
filiales.
La poste, la banque postale, Chronopost, Mediapost,… Morceler pour diluer les responsabilités, affaiblir les solidarités, fractionner les revendications et les
actions, mais aussi perdre, déconcerter et dégouter les usagers dans ce labyrinthe.
Créer plusieurs fronts pour varier les attaques, ce qui de surcroit permet en cas de résistances la vente à la découpe.
Phase 3 :L’orchestration d’une campagne médiatique.
Il s’agit que la Kabale tombe sur le chien. Une fois que les effets escomptés des actions précédemment citées se font cruellement ressentir, on
prétexte que le chien à la rage pour justifier qu’il faut le noyer. Deux arguments reviennent alors en boucle.
La présumée cause : la règlementation européenne (c’est pas nous, c’est pas nous…)
La solution partisane : la concurrence et donc le démantèlement d’un service public en bradant au passage le bien commun au grand profit des chefs
d’entreprise amis du pouvoir (ASF-Vinci, GDF-Suez, SNCF-Veolia, EDF-Areva…).
Qu’est ce qui empêche de conserver un secteur, une entreprise, un service, publics fort à coté d’entreprises privées? Vraisemblablement la possibilité de
comparaison coût/service/efficacité entre le privé et le public.
Bien entendu, tout défaut de fonctionnement doit pouvoir être corrigé, toute activité, y compris de service public, doit s’adapter pour une meilleure qualité et
pour faire le meilleur usage de progrès techniques non contraires à la justice sociale et à la préservation de l’environnement.
Pour cela un bien public doit être soumis à la délibération et au contrôle démocratique, à l’aune des objectifs de service public.
La Postedoit rester publique.
Or, le gouvernement et la direction de La Poste lancent une opération qui vise à la privatiser. Ils jurent leurs grands dieux qu’ils n’en ont pas l’intention. Mais, selon une tactique en trompe
l’œil.